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les roses imaginaires sentent l'imaginaire
les vins délicieux de ces nuits
où nous nous imaginions les seules esprits sur la terre
et peut être dans l'univers entier
les fraises impossibles enneigées du sucre
dans un petit plat
sur la table à côté du lit
près de la fenêtre ouverte aux étoiles
les océans lointains semblent des ruisseaux
parcourant la solidité de nos ombres
avec le chuchotement des vagues
traversé par la voie lactée de ton corps
les temps doux
les vents cléments
ceux qui touchent sans jamais briser
les mémoires des amours à venir
quand toute douleur, toute séparation
n'étaient qu'imaginaires
2002
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